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Rochefort , résidence Préhyr , la CSC réagit !

 Les syndicats réagissent aux licenciements de la résidence Préhyr. La CSC exige une réunion et déplore une communication «désastreuse».

À la Résidence Préhyr, la pilule des douze licenciements ne passe toujours pas. Un collectif de travailleurs s’est organisé et a attiré notre attention sur la peur qui tenaille les équipes, sur l’impact de la nouvelle organisation sur la qualité des soins, sur l’absence de règlement de travail, sur de bien bizarres anciennes habitudes de gestion, etc. Bref, une atmosphère de travail pour le moins interpellante, qui méritait à coup sûr d’être analysée, et structurée surtout, d’un point de vue syndical.

La CSC a réagi par voie de communiqué. Extraits.

Le manque de dialogue : «Depuis la création de la maison de repos en 2008, seules huit réunions ont été organisées, et toujours pour des points purement formels. Au plus fort des difficultés, en novembre, nous n’avons eu droit qu’à une réunion simulacre, provoquée en catastrophe vu les remarques du SPF Inspection Finances suite à l’absence de règlement de travail. L’ordre du jour ne portait pas du tout sur la situation financière et les licenciements. Tout en plus en avons-nous été informés vaguement. Nous le regrettons, car l’autorité compétente aurait dû réunir le comité de négociation. C’était, de notre avis, la moindre des choses afin d’expliquer les affaires ouvertement et pas en catimini, de manière à ce que les organisations syndicales puissent informer le personnel conformément à la loi. La communication a été désastreuse, nous le déplorons.»

Les causes du problème : «L’autorité politique a toujours fait comme s’il faisait bon vivre et a toujours assumé financièrement. Puis, bizarrement, sans crier gare, nous en sommes aujourd’hui avec un déficit. Par voie de presse, le CA a tenté de se justifier pour se donner bonne conscience. Mais les administrateurs doivent assumer la responsabilité, au moins morale, de ces licenciements. Ils n’auraient jamais dû laisser dégénérer ainsi la situation.»

La peur du personnel : «La peur tenaille les travailleurs, qui n’osent pas s’afficher trop syndicalement, du fait d’une pression silencieuse bien présente. C’est sur eux que les charges de travail reposent pour poursuivre les activités et assurer les services de la même manière qu’avant, sans trop savoir ce qu’il en est pour la suite, notamment quant au service cuisines. Nous n’acceptons pas pareille situation, où l’autorité a préféré mettre de côté le dialogue pour agir à sa guise.»

L’avenir de l’outil : «Nous ne souhaitons pas mettre à mal la pérennité d’une institution de service public qui accueille 120 personnes âgées et fournit de l’emploi. Nous continuerons à nous montrer positifs, mais pas n’importe comment. Les relations sociales doivent être sérieusement organisées et, de ce côté-là, nous avons un très grand doute à présent, après ce coup bas.»

La suite : «Nous exigeons une réunion d’urgence, afin de connaître réellement et officiellement la situation sur tous les plans, et la suite qui est envisagée. Le respect envers tous les acteurs, y compris syndicaux, doit revenir

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